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Troubles de la marche chez les personnes âgées

Les troubles de la marche englobent un grand nombre de problématiques, comprenant le ralentissement de la vitesse de marche et la perte de fluidité de celle-ci, et la perte de la symétrie ou du caractère synchronisé des mouvements du corps.

La marche, le relever d’une chaise, la capacité d’en faire le tour et de s’asseoir sont des capacités nécessaires pour garder l’indépendance et la mobilité chez la personne âgée. La vitesse de marche et la capacité de se tenir en position debout avec un pied devant l’autre (position évaluant l’équilibre) sont des prédicteurs indépendants de la capacité d’effectuer des activités instrumentales de la vie quotidienne (p. ex., faire des achats, voyager, faire la cuisine) et du risque d’admission en centre de long séjour et de décès.

La marche sans aide extérieure requiert une attention et une force musculaire appropriées ainsi qu’un contrôle moteur efficace pour coordonner les informations sensorielles et les contractions musculaires.

Bilan

L’objectif est de diagnostiquer autant de facteurs favorisants que possible, à l’origine des troubles de la marche. Un outil d’évaluation de la mobilité avec des indices de performance peut être utile (v. Évaluation de la mobilité basée sur des indices de performance), de même que d’autres tests cliniques (p. ex., un examen de dépistage des troubles cognitifs car des troubles de la marche peuvent être dus à un syndrome frontal).

L’évaluation est au mieux effectuée en 4 étapes:

Interroger le patient sur ses plaintes, craintes et ses objectifs de marche

Observer la marche avec et sans aide de marche (si sans danger)

Évaluer tous les composants de la marche (v. Évaluation de la mobilité basée sur des indices de performance)

Observer la marche à nouveau en connaissant les différents composants de la marche du patient

Prévention

Bien qu’aucune étude prospective de grande envergure n’ait confirmé l’intérêt de l’augmentation de l’activité physique sur la marche et l’indépendance, des études prospectives de cohortes apportent des preuves convaincantes selon lesquelles des niveaux élevés d’activité physique aident à maintenir la mobilité, même chez les sujets malades.

La marche régulière ou un mode de vie physiquement actif est la recommandation la plus importante. Les effets du déconditionnement physique et de l’inactivité ne peuvent pas être davantage soulignés. Un programme de marche régulière de 30 min/j est la meilleure activité simple pour maintenir la mobilité; cependant, un style de vie actif qui comprend de multiples épisodes de marche courte est probablement équivalent à un seul épisode de marche de 30 min à pied. Une séance de marche en toute sécurité doit être recommandée. Le patient doit avoir reçu pour consigne d’augmenter sur plusieurs mois sa vitesse de marche et la durée de celle-ci.

La prévention comprend également un entraînement de musculation et d’équilibre. Les effets d’un mode de vie actif sur l’humeur et la confiance en soi sont probablement aussi importants que leurs effets sur la physiologie.

 

Pour lire l’article complet

SOURCE : https://www.merckmanuals.com/fr-ca/professional/g%C3%A9riatrie/troubles-de-la-marche-chez-les-personnes-%C3%A2g%C3%A9es/troubles-de-la-marche-chez-les-personnes-%C3%A2g%C3%A9es

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