lyon Garde alternée pour la grande roue de Bellecour

la rédaction du DL - 25 janv. 2011 à 05:00 | mis à jour le 26 janv. 2011 à 06:39 - Temps de lecture : 2 min
Une grande roue devrait chasser l’autre d’ici la fin de la semaine sur la place Bellecour. Archives Le Progrès
Une grande roue devrait chasser l’autre d’ici la fin de la semaine sur la place Bellecour. Archives Le Progrès

En instance de divorce, ils se disputaient l’exploitation de la grande roue qui trône chaque hiver en plein centre de Lyon : la justice a tranché en ordonnant à l’épouse de quitter les lieux pour que son mari s’installe à son tour et ainsi respecter l’alternance.

Jusqu’en 2008, Catherine Théophilos et Guy Fella ont exploité ensemble l’emplacement de cette grande roue de 55 mètres de haut, qui constitue une attraction hivernale très prisée des Lyonnais.

Après leur séparation en 2008, le mari poursuit seul l’exploitation de l’emplacement durant deux saisons, jusqu’à ce que Mme Théophilos obtienne de la mairie une autorisation d’exploitation en alternance pour la saison 2010-2011 : un mois pour elle et deux mois pour son mari.

Mais le 3 janvier, Mme Théophilos, qui n’a pu obtenir de prolongation, refuse de plier bagage. La Ville et le mari saisissent alors le tribunal administratif en référé, réclamant son expulsion.

Astreinte de 4 000 € par jour de retard

Dans son jugement en délibéré, le tribunal ordonne à Mme Théophilos « d’évacuer » cette partie du domaine public dans un « délai de trois jours sous astreinte de 4 000 euros par jour de retard ».

« Ma cliente a commencé à démonter son matériel dimanche, on attend neuf camions d’Allemagne et une grue qui arrive mardi », a déclaré son avocat Me Gérard d’Alboy. « On fera le maximum pour respecter la décision du tribunal, l’astreinte commençant mercredi, mais on n’aura pas la possibilité de démonter d’ici là car on n’a pas encore les grues et les camions », a-t-il toutefois observé, ajoutant : « On voudrait essayer de terminer pour vendredi ».

Selon lui, la décision de partager l’exploitation de l’emplacement de la grande roue est « économiquement absurde » car « il est absolument impossible de rentabiliser sur un seul mois les 40 000 euros de transports et les 50 000 euros pour l’écran géant ».

« En 2010, la Ville et la Communauté urbaine de Lyon ont cru bien faire en décidant le partage du domaine entre forains, car on ne peut pas envisager de mettre deux roues », a déclaré l’avocat de la mairie de Lyon, Me Romain Granjon.

« Ma roue attend dans un hangar à 5 km de Lyon. Dès que l’expulsion est prononcée, on s’installe », a assuré Guy Fella à l’issue de l’audience. Il avait déjà essayé de s’installer de force fin novembre mais s’était fait expulser par les forces de l’ordre.